Réservation hôtelière : un univers de plus en plus interconnecté

Cet univers de plus en plus interconnecté, rendant directement accessibles les tarifs les plus compétitifs, a une autre conséquence : les programmes hôteliers perdent de leur efficacité, en tout cas pour ceux qui s’apparentent à de longs annuaires plutôt qu’à des collections ciblées, seulement concentrées sur les hôtels clés où les entreprises ont de gros besoins en matière de tarifs et de disponibilité. C’est à dire autour de leurs sièges et de leurs filiales et près de leurs principaux clients et fournisseurs.


La réservation d'un hôtel peut s'effectuer :

  •  directement auprès de l'hôtelier, ou par l'intermédiaire d'un site de réservation en ligne.
  •  Pour un séjour d'une nuit, il peut suffire de réserver par téléphone, à condition d'arriver généralement avant 19 heures ou d'avoir informé l'hôtelier d'une arrivée tardive. 
  • Pour un séjour de longue durée, une confirmation écrite s'impose (e-mail ou courrier).

Le marché de la réservation hôtelière corporate a été copieusement chahuté ces dernières années. Que ce soit par l’essor des agences de voyages en ligne ou par l’émergence de plates-formes spécialisées.Il y a encore 10-15 ans de cela, les agences de voyages corporate pouvaient s’appuyer sur l’offre d’hôtels de chaînes disponibles dans les systèmes de distribution pour satisfaire les besoins de leurs clients. À l’occasion, elles pouvaient décrocher leur téléphone et contacter les établissements indépendants qui, compte tenu des coûts élevés pour ces petites structures, n’apparaissaient pas dans les GDS (Système de réservation centralisé ou GDS. Les GDS sont des plateformes électroniques qui permettent de faire des réservations de prestations de voyage (siège d'avion, chambre d'hôtel, location de véhicules, packages touristiques…) en temps réel à l'échelle mondiale.

L’ensemble est devenu précaire lorsque les agences en ligne ont commencé à ouvrir à la réservation d’établissements indépendants qui constituent, encore aujourd’hui, plus des deux tiers de l’offre hôtelière dans le monde, Amérique du Nord excepté. Si le grand public a été rapidement conquis, les voyageurs d’affaires ont eux aussi adopté Booking ou Expedia afin de trouver le bon hôtel au bon tarif, souvent absent parmi ceux proposés par leurs solutions professionnelles.

Les agences de voyages ont dû sortir de leur zone de confort pour étoffer leur contenu.De la même manière, les agences de voyages ont, elles aussi, musclé leur jeu en se tournant vers les autres acteurs de secteur.Au final, l’écosystème de la réservation semble arrivé à une certaine maturité. Est-ce pour autant la fin de l’histoire ?Sans doute pas, car il reste plusieurs enjeux de taille. Ce qu’il faut, c’est convaincre les voyageurs que les outils mis à leur disposition sont les bons et qu’ils trouveront à travers eux l’offre qui leur correspond.

Dès lors, plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour accroître l’adoption de ces outils sans laquelle toute volonté de centralisation et de réconciliation des dépenses est compromise. Dans ce cadre, tout autant que la diversité du contenu, Le prix est un élément déterminant.

C’est là que les choses se compliquent. Car, pour un voyageur peu au fait des subtilités du métier, il n’est pas toujours facile, voire impossible de comprendre qu’un hôtel faisant partie du programme hébergement de son entreprise ne soit plus disponible via son agence, alors qu’il est toujours proposé à la vente sur Expedia ou Booking.

Quoi qu’il en soit, l’absence de disponibilité des tarifs corporate est une des raisons principales pour lesquelles les voyageurs se replient vers d’autres sources de réservation. Depuis quelques années, Booking entend amener la puissance de sa place de marché dans le monde professionnel et s’est fondu pour cela dans le magma de la réservation hôtelière corporate. À côté de son offre Booking for Business, essentiellement destinée aux PME (petites moyennes entreprises) et accessible en ligne, cet acteur loisirs a noué des partenariats avec American Express, Carlson Wagonlit, BCD Travel et Havas côté agences ainsi que HCorpo, CDS et Rydoo pour ce qui concerne les plates-formes de réservation.Dans ce cadre, s’il est un point sur lequel tout le monde s’accorde, c’est sur la volonté d’éviter l’exercice chronophage des appels d’offres lancés par les entreprises auprès des chaînes et des établissements.

Prix optimisés, offre d’hôtels exhaustive : les entreprises semblent avoir toutes les cartes en main pour aller plus loin dans la maîtrise de leur budget hôtels. Enfin presque… Car, au bout du compte, le cadre nomade reste un voyageur lambda, qui s’attend à retrouver la même facilité d’utilisation dans le monde professionnel que pour réserver ses vacances.

Pourtant, par delà cette simplicité d’utilisation, c’est probablement un élément extérieur qui viendra définitivement convertir les plus réfractaires des voyageurs à passer par les canaux de réservation adoubés par les travel managers.